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L’honorable Claire L’Heureux-Dubé
a siégé à la Cour suprême du Canada
de 1987 à 2002. Elle demeure l’une des plus ferventes
militantes des droits de la personne, droits qui, à
son avis, sont liés au droit l’égalité.
Ses décisions, qui visaient à faire respecter
ce droit, ont porté sur de nombreux éléments
de l’administration de la justice allant du droit de
la famille au droit civil et criminel en passant par l’emploi,
les impôts et les actions en dommages et intérêts.
Tout au long de sa carrière, elle a vu à protéger
les femmes, les enfants, les autochtones, les gens de couleur
et les autres groupes défavorisés de la société.
Elle a d’abord été nommée juge
de la Cour supérieure du Québec en 1973 puis,
peu de temps après, présidente d’une commission
royale d’enquête chargée d’examiner
les allégations relatives à l’exploitation
sexuelle de femmes immigrantes par des agents d’immigration.
Ses recommandations ont été acceptées
en totalité par le gouvernement fédéral.
En 1979, elle fut la première femme à être
nommée à la Cour d’appel du Québec
et huit ans plus tard, la première de la province à
être nommée à la Cour suprême du
Canada. L’Université Laval lui a décerné
en 1951 une licence en droit ainsi que des prix spéciaux
en droit civil et en droit du travail. De 1952 à 1973,
elle a fait partie du cabinet d’avocats Bard, L’Heureux
et Philippon puis a été associée principale
au sein du cabinet L’Heureux, Philippon, Garneau, Tourigny,
Saint-Arnaud et associés.
Elle a quitté la magistrature en juillet 2002 et a
par la suite été nommée juge en résidence
à l’Université Laval, son alma mater.
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